Le blog coruscant et capricant d'un couple de garçons en retour d'exil

samedi 9 janvier 2010

2010?


"Tiens, j'ai un blog!"

À chaque fois que j'ouvre mon navigateur Internet et que la page d'accueil me mène sur Montdepitous, c'est presque une surprise. Et pourtant, j'en passe du temps sur le Ternet, à faire je ne sais quoi, à jouer à Goobox sur Fesse-bouc (la Fée glamour qui vous souhaite une bonne année ci-contre vient de là-bas), à travailler. Malgré quelques ébauches d'articles et divers avant-avant-projets, en dépit, même, de situations hautement bloggesques (je me suis inscrit dans une salle de sport : ça aurait de quoi inspirer une série de billets cocasses), je ne trouve pas les ressources nécessaires pour pondre de nouveaux messages.

La trêve des confiseurs, si elle ne porte pas, à court ou moyen terme, un coup fatal au blog , l'aura au moins considérablement ralenti. Dans un premier temps, j'ai pris la chute de fréquentation avec philosophie : je suis un vieux de la vieille et je sais qu'à Noël, qu'on écrive ou pas, il y a bien peu de mouvement sur la blogosphère. Seulement, je me suis accoutumé à cette oisiveté, même si j'ai du mal à composer avec un fond de culpabilité. Pas envers nos quelques fidèles lecteurs, bien évidemment : je n'ai pas la prétention de contribuer de façon significative à votre bien-être! Si je m'en veux, c'est parce que je ne suis pas foutu de mener à bien une écriture suivie (et c'est grande pitié, parce que c'est encore le truc que je fais le mieux). Je suis à deux doigts de changer ma page d'accueil parce que j'en ai marre que la bannière du site m'assaille de reproches à chaque connexion (honnêtement, je ne sais pas pour vous, mais moi je ne peux plus la voir, cette bannière). Inutile de vous dire que je n'ose même plus aller consulter les statistiques du site.

À chaque changement d'année, je me dis qu'il n'y a pas de raison que la nouvelle diffère beaucoup de la précédente. Pourquoi la nuit de la St Sylvestre devrait-elle entraîner une révolution? Et pourtant, si je regarde le blog, 2010 commence de façon diamétralement opposée à 2009 (voir janvier 2009, ses 28 articles et son enthousiasme débordant).

Je retravaillerai les articles qui sont sur le métier. Pour la suite, je ne sais pas...

Que 2010 favorise tous vos projets, surtout ceux de la vraie vie!

Poutous de Pitou G.

dimanche 20 décembre 2009

De la rage dedans

La Normandie s'enorgueillit de compter parmi les siens Miss France 2010 (quand les Pitous étaient en Picardie, Miss France était picarde, quand ils sont en Normandie, elle est normande... je dis ça, je dis rien). Détail croustillant : notre copine LN a une collègue dont la dentiste est la maman de miss France*.
Miss France fille de dentiste? En voilà une qui a donc bien mérité sa couronne!


* Information non vérifiée.

samedi 19 décembre 2009

Etiologie

"Eh, m'sieur Follet, d'où ça vient, la neige?
_ Du ciel".

Y a pas à dire, mon collègue a le sens de la répartie quand il n'a pas envie de s'embarrasser avec les questions des gnomes. Hélas, l'enthousiasme de ceux-ci ne faiblit jamais, surtout juste avant les fêtes :

"Eh ben la neige, c'est des morceaux de nuages qui tombent..."

C'est aussi mignon qu'inquiétant pour l'état intellectuel du gamin. Si c'était vraiment des morceaux de nuages, il neigerait toute l'année par chez nous... Pauvre gosse! Tout le monde sait qu'il neige quand le bon dieu se gratte la tête!

Pitou G.

mercredi 16 décembre 2009

Vis ma vie de Cinderella - 3

Où sont parties toutes mes belles résolutions d'articles fréquents et flamboyants, mmmm? Je n'ai pas la force, ce soir, de vous raconter comme promis (il y a trois semaines) notre vikène panamien. J'inscrirai donc plutôt dans le marbre cette nouvelle et tragique mésaventure de la gwéniale Cinderella Lalouz :

Dimanche 13 décembre, Cinderella Lalouz a cassé sa serrure en s'enfermant chez elle à double tour. Voisins, concierge, serrurier, pompiers et policiers n'ont pas voulu se déplacer. Ce fut épique - mais pas autant que nos efforts pour échapper aux confidences.

Pitou G.

dimanche 13 décembre 2009

Per version

Je vais finir par croire que je leur apprends de drôles de trucs, à mes anges de 3e (anges, anges, c'est vite dit : deux d'entre eux m'ont menacé de mort si jamais ils apprenaient dans les années à venir que j'organisais un voyage en Italie sans eux). Je ne sais pas ce qu'il se passe pendant mes cours : je dois distiller dans leurs jeunes esprits des hectolitres de pensées immorales sans même m'en rendre compte. Peut-être que quand je dis "labeur", ils comprennent "débauche"; que quand je dis "origine" ils comprennent "orgie".
Alors qu'à l'issue d'une séquence pleine de toutes les vertus romaines je les évaluais, j'ai trouvé de curieuses choses dans les copies de deux jeunes filles de bonne famille... Il s'agissait de retraduire des phrases étudiées en cours (je tiens à préciser qu'elles n'ont pas dû relire leur cahier de très près).

Extrait 1
Traduction attendue :
En montrant par une comparaison combien la révolte intestine du corps était semblable à la colère de la plèbe contre les patriciens, il fit fléchir l'esprit des hommes.


Résultat obtenu (Tite Live en a perdu le sommeil éternel) :

Cliquez sur le "séditieux ventre du corps" pour le voir en gros!

Si La Fontaine avait eu sous les yeux cette version, il n'aurait pas intitulé sa fable "Les Membres et l'Estomac" mais "Le Membre estomaqué"...

Extrait 2
Traduction attendue :
Moi, j'avais envoyé de nombreux jeunes gens choisis, dont j'utilise assidument les services dans la sauvegarde de la République, avec des épées.

Résultat obtenu (Cicéron ne tourne plus rond):

Cliquez si vous n'en avez pas déjà plein les yeux...


Tu vois, Timy, nul besoin de photos de gladiateurs nus pour leur tourner la tête... Saby Banana a trouvé ses filles spirituelles, elle qui traduisait jadis "horrifice" par "par l'orifice" et "Matrona frigida est" par "la matrone est frigide" (et c'est votre serviteur, auteur méconnu d'une traduction d'Eschyle pleine d'invention et de vérité - "je n'y vois pas clair à travers les jeunes filles"- qui vous le dit).

Pitou G.

samedi 12 décembre 2009

C.H. : Glamour & Gladiators

Pour les heureux, trop heureux lecteurs qui ne connaissent pas encore le concept de la Crise de Honte (C.H.), vous trouverez une documentation éclairée là-bas; mais l'exemple du jour en offre une assez belle illustration.

Vu que mercredi matin, on n'a pas eu d'électricité à Haquenée pile l'heure où j'avais prévu une super-séance vidéoprojetée, un truc de folie tellement c'était aguicheur, j'ai dû, pour la deuxième fois de la semaine, me trimballer notre ordi personnel (parce que les portables du collège, au secours!) et notre vidéoprojecteur personnel (parce que les appareils gros comme des Airbus qui disparaissent de la réserve comme dans le triangle des Bermudes, c'est pas la peine non plus - si, par miracle, vous les trouvez, comptez vingt minutes d'installation et autant de désinstallation), en plus de mon cartable; ne cherchez pas : ce matin, j'étais en mode mulet.
J'arrive en avance. En un tour de clic, j'ai installé mon arsenal technologique. J'ai bien vérifié que tout fonctionnait bien. J'ai même eu le temps de faire des photocopies - et ça, c'est le petit plaisir du prof. Les élèves sont arrivés. Je leur ai promis une séance inouïe qu'ils ne seraient pas près d'oublier (pensez donc : de la grammaire en jouant!). Mais avant ça, nous devions finir l'étude d'un texte plein de sang et de gladiateurs nus.

Soudain, alors qu'on s'interroge sur la position philosophique du sage Sénèque, je constate avec effroi la propagation fulgurante d'une pandémie de gloussements. Les mômes commencent à me lorgner bizarrement : un vrai cauchemar de prof. Je n'y tiens plus :

"Mais qu'est-ce qui vous fait rire comme ça? m'enquiers-je avec inquiétude (ceci est sans doute la plus belle phrase de la langue française, bien loin devant Flaubert et ses jardins d'Hamilcar, non mais matez-moi ce rigolo!)
_ Ça!" répliquèrent-ils avec leur concision de parfaits petits spartiates.

Je me tourne alors vers le tableau, inondé de la lumière du projecteur :
Malédiction! Notre économiseur d'écran n'a pas épargné mon ego...

Pitou G.

vendredi 11 décembre 2009

Cage au Follet

Les gnomes de Follet devaient classer une liste d'êtres vivants selon leur famille. À la fin, il n'en reste que deux : les phasmes et les gendarmes.

Pyrrhocoris apterus, punaise communément appelée gendarme

"Bon, alors, on les met où, les gendarmes et les fantasmes?"

Il est des lapsus difficiles à rattraper...